DOWN.

DOWN.
Parfois, on sent que la vie nous glisse entre les mains.

Cette histoire est tirée de mon imagination. Les lieux sont réels, c'est une histoire possible, mais les personnages sont tous purement sortis de mon imaginaire :)

Si vous souhaitez être prévenus, faites moi en signe ici :)

Même chose si vous avez des questions ou encore des suggestions :D

DOWN.

# Posted on Thursday, 22 January 2009 at 9:20 PM

Edited on Wednesday, 14 October 2009 at 7:45 PM

#1

#1
Prologue.


Cette nuit, j'ai fait un cauchemar. Il y avait un grand château, il avait une longue tour crochu, mais surtout, il pleuvait à boire de bout. Le château était entouré d'un grand marais, le château paraissait inaccessible. A l'intérieur pourtant, il y avait ma mère, elle avait un pansement autour de la tête. Elle avait un visage sans expression et fermait souvent les yeux. Elle était toute vêtue de blanc. Un blanc pur et clair. Elle se tenait de bout devant la seule fenêtre du grand château. Elle était ouverte et laissait passer des grandes rafales de vent glacé. Elle ne semblait pas avoir froid. Elle avançait tranquillement vers la fenêtre. Ses pas ne faisaient aucuns bruits, comme un fantôme. Elle s'appuya sur le bord de la fenêtre, avant de regarder dans ma direction et de se jeter dans le vide. Il n'eut aucun boum, ni même paf, non. Je me suis simplement réveillée, le corps en sueur et la peur au ventre. Il était 3 heures 25, ça faisait maintenant trois jours que ma mère était morte dans un accident d'auto.

Chapitre premier.


Il est sept heures. Je me lève péniblement. La nuit à été longue, mon cauchemar fut suivit d'une incontrôlable crise de larme, si forte que je dus aller dormir avec mes frères. Ils m'ont tout de suite prit avec eux. Avant la mort de maman, nous étions tous très proches, mais aujourd'hui, j'ai plutôt l'impression que on essai tous de cacher notre peine au autres. Papa lui ne nous cache pas sa peine, pas du tout en fait. La plus part du temps, il reste assit dans le salon, le regard fixé sur une photo de maman, sans dire un mot. Celui qui prend le mieux la mort de ma mère, c'est Jessy, mon demi-frère, c'est le fils de papa, il est venu nous aider. D'habitude, il est à Toronto pour étudier. Il a 25 ans, papa l'a eu à 15 ans. Je suis la seule fille d'une famille de 5 enfants, si on ne compte pas mon demi-frère. Kyle a 17 ans, d'habitude, il est bout en train et n'arrête jamais de parler, comme un peu tout le monde ici, mais depuis l'accident, il est totalement muet. William a 16 ans, c'est le plus réservé, mais ses derniers jours c'est lui qui parle le plus. Mathieu a 15 ans, comme moi, c'est mon jumeau même si nous ne sommes pas du tout identiques. Il a prit la mort de maman comme moi, un choc énorme, depuis il s'emporte très vite. Le petit dernier c'est James, il pleure plus que nous tous, en fait c'est probablement le seul de nous tous qui a vraiment comprit que maman ne reviendrait pas. Jamais. Alentours de moi, les gars se préparent pour un Lundi matin normal, notre premier jour d'école depuis le départ de maman. La première fois que l'on va voir nos amis, les premières fois que l'on va se faire dire des condoléances par des gens que l'on ne connaît pas mais qui ont entendu parler de l'accident. Enfin, qui n'en a pas entendu parler ? Ça a fait la première du télé journal de 17 heures, un drame sur l'autoroute, un chauffard saoul, une petite voiture contre un camion, la voiture en feu, la dame meurt à l'intérieur. Voilà. Je vais dans ma chambre et prend quelques vêtements. Je ne sais pas trop quoi porter, d'habitude je porte des couleurs, mais je n'en ai pas envi aujourd'hui. J'enfile un pantalon cigarette avec un tee-shirt bleu foncé que je camoufle derrière un épais gilet de coton ouaté. Je mets mes converses mauves et je sors de ma petite chambre. D'habitude, je ne suis pas seule dans ma chambre, j'ai James et Math avec moi, mais ils préfèrent dormir avec les autres ses temps-ci. Dans la cuisine, tout le monde fait sa routine sans un mot.

Il est 8 heures presque pile. Nous sortons tous dehors pour marcher vers l'école, elle est assez loin mais pas assez pour qu'on puisse prendre l'autobus. Il fait un froid qui mord les joues. On marche assez vite sans se piler sur les pieds. Devant l'école, il y a plein d'élèves, ils nous regardent comme des extra-terrestres, pourtant nous n'avons rien de changer, juste que nous n'avons plus notre mère, et ça arrive à tout le monde tôt ou tard. On se souhaite bonne chance, même si on sait très bien qu'à l'exception de nos cours, on est presque tout le temps ensemble. On avance. Je vais vers mon casier que je partage avec ma meilleure amie, Alex. Elle m'attend déjà là, les yeux pleins d'eau. Je n'ai même pas le temps d'arriver qu'elle me prend dans ses bras. La savoir avec moi me réconforte, mais m'emplis aussi de tristesse.

-Je sais c'est déplacé comme question mais... tout va bien ? me demanda-t-elle simplement.
-Je me sens vide, sans vie. J'ai pleuré toute la nuit, je suis morte de fatigue et le visage des gens alentour m'agace. J'ai plus de mère, je ne l'est pas tuer, elle est morte a cause d'un chau... chauffard con qui... qui... qui... se croyait tout permis. Répondis-je en sanglotant.

Alex ouvrit le casier à ma place et y plaça mes affaires. Nous avons rejoins les autres tout de suite après. Nous n'avons même pas commencé à discuter que la cloche sonna, annonçant le début des cours. Je retournai à mon casier, prit mes choses et je montai dans ma classe de Math. C'est mon cours préféré, j'ai l'impression que le prof comprend tout ce que l'on vit. Je m'assoie à ma place. La deuxième cloche sonne. C'est le début des classes. Plusieurs élèves se tournent vers moi, et ça me rend très mal à l'aise. J'ai qu'une envie : fondre en larmes, mais je sais que ça ne règle rien. Le prof prend les présences, mais contrairement à l'habitude, personne ne parle, ne rit ou fait de bruit. Tout le monde essai de me regarder sans que ça paraisse. Le prof regarde le tableau. Il a inscrit le menu du cours dans le coin droit, comme d'habitude. Il avance vers le menu et le raye. Il se tourne.

-On fera tout ça plus tard. Je veux que l'on parle. Comme vous savez tous... il prend une pause et me regarde, comme s'il attendait mon approbation, je lui fais un petit oui de la tête. La mère d'Olivia a eu un accident de voiture vendredi... et comme on le voit dans votre regard, vous êtes tous curieux. On va en parler. Olivia, si tu veux tu peu partir.
-Oui s'il-vous-plais.

Il se lève et va ouvrir la porte. Je prends mes choses et je sors. Je vais m'asseoir dans la salle des casiers. Je ne peux pas m'en empêcher, je me mets à pleurer. Je me sens vraiment seule. Normal, je le suis. Je sanglote quelques minutes avant de sécher mes larmes. Il est 9 heures 20. Le premier cours se termine à 10 heures 10. J'ai donc amplement le temps d'errer dans l'école. Je prends mes choses, je ne les avais même pas mises dans mon casier, et vais les ranger. Dans la rangée, ils y a un gars qui me fixe. Je ne le connais pas. Il me regarde avec pitié. Ah oui c'est vrai, j'avais presqu'oublier que ma mère est morte, merci de me le rappeler. Je prends mon manteau et l'enfile. Je vais aller prendre un peu d'air frais.

* * *

Il est 10 heures, je rentre dans l'école, le premier cours va bientôt se terminer, après il y a une période d'étude de trente minutes avec notre prof de la première. Je vais y aller, de toute manière je ne sais pas se que je ferais d'autre. La pause entre les deux périodes est de 5 minutes, j'aurais donc pas le temps de parler avec mes amis... La cloche sonne et tous les élèves descendent les marches bruyamment. Je suis déjà en train d'enlever mon manteau quand ils arrivent. Je le range et prend mon matériel pour la période d'étude. Je monte avant la cloche, pour ne pas être prise dans tous les bouchons humains. Je suis devant la classe, la porte est ouverte. Il y a quelques élèves assis en rond. Certains pleurent, d'autre essayent de contenir leurs larmes. C'est facile à deviner, ils n'ont pas finis leur « discussion ». J'entre quand même et vais poser mes choses sur mon bureau. Je prends une chaise dans le cercle. J'écoute les autres parlers. Une fille, Marie, parle de la mort de son grand-père. Elle pleure à chaude larmes, comme si elle évacuait toute la peine qu'il restait malgré les années. La cloche sonne. Les autres élèves se placent avec nous dans le cercle. Tous restent en silence et écoutent Marie. Le prof a eu une bonne idée. Il est juste à côté de moi à réconforter un gars qui pleure, pour une fois personne n'a peur de pleurer. Marie a terminé. Je décide de prendre la parole.

-Je vais vous parler de ma mère. Elle est morte vendredi soir. Depuis ce temps là je me sens vide. C'est la première et dernière fois que je vais parler de l'accident en public. Elle s'est faire rentrer dedans par un gars chaud. PAF. Elle est morte brulée, dans la voiture. Demain, je ne viens pas en classe. C'est le service. J'ai aucune envie d'y aller juste parce que je ne sais pas à quoi sa sert, de toute manière elle n'entend pas ce qu'on lui dit. Quand la police est arrivée à la maison, je me suis dit qu'ils étaient probablement venus pour vérifier si on avait bien un extincteur ou un truc comme ça, mais non. Dès que le policier à commencer à bégayer un « êtes-vous la famille Adams ? » j'ai voulu courir le plus loin possible. Mais j'ai tout entendu quand même. Voilà.

J'ai dit tout ça sans émotions. Je ne veux plus parler de ma mère. Ça me rappelle qu'elle n'est plus là. J'écoute d'autres élèves jusqu'à ce que la cloche sonne, là j'ai une pose de 15 minutes, je vais en profiter pour aller voir mes frères. Je vais au casier de James et Mat, ils le partagent comme on pouvait choisir. Ce que je vois là bas me fait crier. Mat est en plein c½ur d'une bataille. Avant la mort de maman, il n'aurait même pas pensé se battre, mais là il le fait. Je vois Kyle arriver plus loin. Il s'approche de la bataille et attrape Mat pendant que William prends l'autre. James lui arrive a côté de moi et dit tout bas :

- Mais qu'est-ce qu'on devient ?

# Posted on Thursday, 22 January 2009 at 9:55 PM

Edited on Sunday, 25 January 2009 at 8:53 PM

#2

#2
Chapitre second.

- Mais qu'est-ce qu'on devient ?

PAF. La question qui me trouble depuis la mort de maman. Qu'es ce que je vais devenir. Au moins, je ne suis pas la seule à me poser cette question, mais je crois bien que James ne souhaite pas vraiment entendre la réponse, juste voir Mat en pleine bataille nous donne une réponse. Nous sommes bien différents d'il y a trois jours. Nous sommes plus maussades, tristes, sans vie et sans le goût de vivre, du moins pour moi. Ma mère me manque tellement, je voudrais aller la rejoindre et ne plus avoir se trou qui s'agrandit sans cesse dans l'estomac. La bagarre est bien terminée. L'autre combattant nous regarde avec des fusils dans les yeux avant de se retourner et partir. Je le fixe pendant un moment jusqu'à se que je sois déconcentré par Kyle qui fait son devoir de grand frère, soit de crier comment agir à Mat. Kyle a toujours été très protecteur. La cloche sonne peu de temps après. Je vais vers mon casier et prends mes choses. Le manteau d'Alex n'est pas là, elle doit avoir un rendez-vous. Je n'en fais pas un cas et monte les escaliers vers mon cours de Français. J'entre dans la classe, où je me fais dévisager comme depuis le début de la journée, sauf à la différence que maintenant, les quelques élèves qui étaient dans mon cours de math me regardent normalement. Au moins certaines personnes me croient encore normale. L'enseignante, Madame Sophia Robert, surnommée Bob par ses élèves, nous dit de prendre notre livre page 49. je n'ai jamais aimé cette prof, mais je ne sais pas pourquoi, je la déteste encore plus aujourd'hui. Peut-être c'est son visage, peut-être sa façon moqueuse de regarder les élèves en difficulté, mais une chose est sûre, je ne l'aime pas. Le cours s'annonce long.

* * *

- Ça va Liv ? me demande Alex, en passant sa main devant mes yeux.

-Hein ? Ah oui ça va... j'étais ailleurs. Répondis-je en regardant ma meilleure amie.

Il est midi, nous sommes en plein diné. Je dine comme à l'habitude avec mes frères, leurs amis et Alex. Le cours de Français à été très long. On dirait que la prof à fait exprès de nous annoncer un exposé oral sur nos parents. Quand elle nous l'a annoncé, elle c'est tournée vers moi avec un visage triomphant. Elle m'a totalement vidée d'énergie, et ce n'est pas se repas qui va m'en redonner. Mon sandwich n'a aucun goût, c'est Jessy qu'il l'a fait. Will n'arrête pas de se plaindre que ce n'est pas mangeable, James mange sans rien dire, en regardant droit devant lui, Mat me regarde, sûrement en espérant que la « connexion des jumeaux » me transmette un message, Kyle discute avec Akim et Max, ses meilleurs amis. J'ai envi de dormir, comme ça m'arrive depuis la mort de maman. J'ai l'impression de toujours tomber de sommeil, pourtant le soir quand je vais dormir, je suis incapable de fermer l'½il.

-Liv, tout à l'heure je pourrais te parler en priver ? me demande Alex, qui me sort encore une fois de mes rêveries.

- Ouais, Ouais...

Je regarde James qui mange toujours en silence, une larme lui coule sur la joue. En quelques secondes, nous sommes tous entrain de le regarder. Will prends son cellulaire et appelle papa, la meilleure décision que personne n'est prit de la journée. Il lui demande de venir nous rechercher. Tout de suite après avoir fermer son téléphone, Will nous annonce que l'on doit aller attendre devant l'école, Jessy va venir nous y chercher. On va s'habiller avant de se rejoindre. C'est très peu long avant de voir le mini-van arriver. Nous montons et fermons la porte. Aussi tôt, je vois des larmes couler sur toutes les joues, sauf sur les miennes. A cet instant là je me demande si je suis sans c½ur. Ce matin je pleurais pourtant, mais là rien ne vient. J'ai juste une envie ; dormir. Jessy démarre et nous partons. Durant tout le trajet, j'entends des sanglots, mais je ne les écoute pas. Je pense à d'autres choses, comme pourquoi Alex voulait-elle me parler ? Pourquoi elle a zappé un cours ? Pourquoi c'était à moi que c'était arrivé. Pourquoi il y a 3 jours et pas dans 20 ans. Mais surtout pourquoi je voulais autan la rejoindre. On entend juste parler des bon côtés de la mort, jamais des mauvais, si c'est si merveilleux, pourquoi je ne fonce pas ? et pourquoi tout le monde reste vivant. La peur surement. Ma mère me manque. Elle me manque plus que tout. Souvent depuis Vendredi, je l'entends me parler. Elle me hante, je la vois partout. Et si je me laissais partir ? Je la verrais, j'aurais chaud, fini l'hiver. J'aurais fini de l'appeler, ou de l'entendre sans pouvoir répondre.

Il est 2 heures 34 du matin. Je ne trouve pas le sommeil. Toute la soirée, j'ai pensé à maman. Elle me manque... j'ai l'impression que personne ne s'aperçois que j'ai mal, comme si je n'existais déjà plus. Je me lève de mon lit et vais à la salle de bain. Je me regarde dans la glace. J'ai l'air d'une morte. Je suis blême et on voit les traces laissés par les larmes. J'ouvre la pharmacie. Des Antidépresseurs, ils étaient à maman. Si ça l'aidait à décrocher, peut-être que c'est bon pour moi. J'ouvre la bouteille, il reste environs 10 pilules. Sur la boîte, il est écrit de ne pas dépasser un nombre prescrit par le médecin. Si je voyais un spécialiste, il me dirait surement que le trou que j'ai dans l'estomac est sans fond, je vide donc la bouteille dans ma main. Je laisse couler de l'eau dans un verre. Je me regarde encore une fois dans la glace. Je suis piteuse. Je prends un peu d'eau, maman le faisait toujours avant d'ingurgiter des pilules. Je décide de prendre les cachets d'un coup. PAF.

# Posted on Sunday, 25 January 2009 at 8:41 PM

Edited on Sunday, 25 January 2009 at 8:56 PM

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# Posted on Sunday, 25 January 2009 at 8:42 PM

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# Posted on Sunday, 25 January 2009 at 8:44 PM